FRANCE : Des dizaines de mobilisations sont prévues le 10 septembre
L’objectif : lutter notamment contre le budget 2026 du Premier ministre François Bayrou.
👉 Selon les autorités, ces mobilisations pourraient prendre la forme de cortèges, blocages ou sabotages, avec environ 100 000 participants attendus partout en France.
La CGT Cheminots, le 1er syndicat de la SNCF, a appelé tous les cheminots “à participer massivement par la grève” à cette journée. Côté RATP, le syndicat La Base, qui est majoritaire chez les conducteurs de RER, a aussi appelé à la grève.
Au niveau des aéroports, le syndicat SUD-Aérien et la CGT Air France ont aussi appelé à se mobiliser le 10 et le 18 septembre et l’Union syndicale lycéenne, le 1er syndicat lycéen de France, a lancé un “appel au blocus” des établissements. De nombreux fonctionnaires et commerces devraient également faire grève.
Le ministre de l’Intérieur, Bruno Retailleau, a appelé “à la plus grande mobilisation des forces de l'ordre” en exigeant une interpellation "systématique" des auteurs de dégradations, comme le rapporte BFMTV.
JUSTICE : Le procès en appel de Marine Le Pen se tiendra du 13 janvier au 12 février 2026
Ce procès concerne l’affaire des assistants parlementaires du Front national, aujourd’hui Rassemblement national.
⚖️ En mars dernier, Marine Le Pen avait été condamnée à 4 ans de prison, dont 2 ans ferme sous bracelet électronique, à 100 000 € d’amende et à 5 ans d’inéligibilité avec exécution immédiate, l’empêchant de se présenter à toute élection, y compris la présidentielle de 2027.
La justice l’avait reconnue coupable, ainsi que 24 autres anciens eurodéputés, assistants et expert-comptables, d’avoir mis en place un système de détournement de fonds publics entre 2004 et 2016. Concrètement, des salariés du Front national avaient été rémunérés avec l’argent du Parlement européen, pour un préjudice total estimé à 3,2 millions d’€, comme on peut le lire dans cet article du Monde.
👉 Si la Cour d’appel rend un jugement favorable, Marine Le Pen pourrait retrouver son éligibilité et participer aux prochaines élections, dont la présidentielle de 2027.
Chute du gouvernement Bayrou : qui pour le remplacer ?
Les faits
🚨 Le gouvernement de François Bayrou est contraint de démissionner 9 mois après sa nomination en décembre 2024. Cette décision fait suite à un vote de confiance sur le projet de budget 2026, incluant notamment la suppression de 2 jours fériés.
François Bayrou avait engagé sa responsabilité pour vérifier s’il bénéficiait de la confiance de l’Assemblée nationale. Ce lundi, les députés ont rejeté sa politique : 364 députés ont voté contre et 194 ont voté pour, sur 573 votants au total. Les votes « contre » ont donc été majoritaires, obligeant le Premier ministre à quitter ses fonctions. C’est une 1re sous la Ve République, comme l’indique BFMTV.
Crédit : Abaca
👉 En attendant la nomination de son successeur, François Bayrou et son gouvernement restent en poste pour gérer les affaires courantes, donc les sujets du quotidien, mais ne peuvent plus lancer de nouvelles réformes.
La chute du gouvernement suspend les textes législatifs en cours, et si le budget 2026 n’est pas voté avant la fin de l’année, l’État pourrait fonctionner sur la base du budget précédent, avec des conséquences possibles pour certains services publics. Cet échec illustre la fragmentation de l’Assemblée nationale, accentuée depuis les dernières élections législatives organisées par Emmanuel Macron.
Qui va remplacer François Bayrou ?
Le président de la République est chargé de nommer le prochain Premier ministre. Plusieurs scénarios sont envisagés :
Nommer une personnalité issue du bloc central : comme avec François Bayrou ou Michel Barnier, des ministres comme Catherine Vautrin, Sébastien Lecornu ou Gérald Darmanin sont évoqués. Mais sans majorité absolue, un nouveau gouvernement pourrait immédiatement être renversé.
S’ouvrir à la gauche : Olivier Faure, le chef du Parti socialiste, s’est dit disponible pour former un gouvernement de gauche, sans LFI. Bernard Cazeneuve, ancien Premier ministre et proche du PS, est également cité. Cette option reste fragile, certains macronistes et partis de droite étant opposés à un tel choix. La gauche hors PS, comme Lucie Castets, avait été proposée lors des dernières élections mais n’avait pas été nommée, ce qui avait été critiqué par la gauche.
Nommer un gouvernement technique : Composé d’experts, sans étiquette politique, pour gérer uniquement les affaires courantes jusqu’aux prochaines élections législatives. Cette solution viserait à limiter les tensions, mais reste politiquement sensible.
Dissolution de l’Assemblée nationale : Emmanuel Macron pourrait y recourir pour organiser de nouvelles législatives dans un délai de 20 à 40 jours. Toutefois, cette option comporte des risques : la coalition présidentielle pourrait perdre des sièges, tandis que le Rassemblement national sortirait a priori renforcé, comme l’explique La Dépêche.
🗳 Enfin, certains partis, comme LFI et le RN, ont appelé à la démission d’Emmanuel Macron pour organiser une présidentielle anticipée, mais le président a exclu cette possibilité.
Les Insoumis comptent toutefois déposer dès demain une motion de destitution du président, une procédure longue et quasi impossible à aboutir.
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